mercredi 21 septembre 2011

Acid Bath - When Kite String Pops (1994)

Artiste : Acid Bath
Album : When Kite String Pops
Année : 1994
Tracklist :
1. The Blue
2. Tranquilized
3. Cheap Vodka
4. Finger Painting Of The Insane
5. Jezebel
6. Scream of The Butterfly
7. Dr Seuss Is Dead
8. Dope Fiend
9. Toubabo Koomi
10. God Machine
11. The Morticians Flame
12. What Color Is Death
13. The Bones Of Baby Dolls
14. Cassie Eats Cockroaches

Line-up :
Sammy Duet - guitar, backing vocals
Mike Sanchez - guitar, backing vocals
Jimmy Kyle - drums
Dax Riggs - lead vocals
Audie Pitre - bass guitar, backing vocals

Chronique :
Acid Bath, groupe mésestimé et méconnu, s'est formé dans la boue et la glaise humide de sa Louisianne natale en 1991. Malheureusement, en 1997 la mort du bassiste sonne la fin de l’aventure. S'en suivront quelques projets assez inégaux avec les anciens membres. Seul Dax Riggs retiendra mon attention avec sa folk sympathique et sa voix racée 90's.



Pour commencer, un petit mot sur la pochette : il s'agit d'un tableau peint par John Wayne Gacy, le serial killeur surnommé le "clown tueur". Il avait l'habitude de se débarrasser des cadavres de ses victimes en les dissolvant dans l'acide après les avoir jeté dans la fosse septique de sa maison. Voilà d'où nous vient le nom du groupe et cette ambiance si particulière qui rode dans ce skeud.

La pochette annonce la couleur, ce sera sombre pervers, puant, boueux, visqueux et étouffant.
L'entrée en matière : un riff lent sabbathien basse/batterie sur fond de larsens dégoulinant. La guitare vient souder tout cela pour mieux soutenir les hurlements de Dax Riggs. "The blue" première chanson du skeud nous assène des changement de tempos incessants et nous perd dans sa structure pyramidale, du pachidermique au mid tempo à double pédale comme pour ne jamais nous sortir les oreilles de la boue. Le chant clair fait son apparition et augmente cette sensation de malaise. Du riff metal typique 90's ultra efficace (les intros de tranquilized et Dr Seuss Is Dead), on fricote avec le hardcore juste pour la rage (Cheap vodka et Toubabo Koomi), certaines de ses explosions peuvent être libératrice (les ponts de Jezebel et Dope Fiend). Les incantations, ici, n'ont rien de sacré , surtout lorsqu’elles sont entrecoupées de riffs death metal construits en mesure impaire (finger painting of the insane).

Une lueur d'espoir est à portée de main arrivé au milieu de l'album avec "Scream of The Butterfly", balade aigre douce dépourvue de couplet et de refrain. Cette lueur s'échappe à l'arrivée incongrue de la double pédale pour plombé les arrangements soignées de guitares et basse acoustiques. Tristesse et nostalgie, voilà ce que nous évoque l'autre ballade toute en cordes (The Bones Of Baby Dolls) du skeud. Assez beau avant la déferlante "Cassie Eats Cockroaches" qui clôturera l'album, mais point d'espoir à l'horizon, les lyrics parlent d'eux même : "Everything's going down".

On croit souffler mais la machine reprend de plus belle après "Scream of The Butterfly". Sur cette deuxième moitié, la double pédale agrémente le propos métallique malgré quelques accalmies (le final de Toubabo Koomi), plus efficace et moins alambiqué mais toujours plus violent (Dope Fiend et sa montée en puissance constante). Le rock aussi revient au binaire mais reste toujours inquiétant (The Morticians Flame). Le propos est plus clair car moins subtil, Les chansons prennent plus de relief grâce à l'alternance chant clair/chant saturé, batterie groovy-speed/double pédale lourde (What Color Is Death).

"When Kite String Pops" est un album très chargé, (14 titres pour 1h15 d'écoute) mais varié à l'intérieur même de chaque morceau. A la première écoute on ne retiendra que les deux ballades, faute à des morceaux metal aux structures difficiles à assimiler construits sur des changement de tempo. Mais ceux ci méritent de s'y attarder car ils révèlent leurs saveurs après plusieurs écoutes.


2 commentaires:

  1. Alors, un an sans chroniques?
    Va falloir s'y remettre.
    G
    Nihilistic.voila.net

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    1. Salut, je sais, mais chroniquer un disque, et le faire bien prend un temps considérable, mais je n'ai pas abandonné l'idée. Faut que je m'y remette tu as bien raison. Merci de tes encouragements

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